Du 6/11 au 22/12 : exposition de photographies « RÉTRO » à l'Espace Culture et Congrès

LA « RÉTRO » DE PIERRE-JEAN FONTFREDE

L’exposition «Rétro» parcourt les différentes périodes artistiques du photographe ceyratois Pierre-Jean Fontfrède, de «Rasta-couleurs» en 1982 à «Fenêtres» en 2020.

Dans le hall et les salles 1 et 2 de l’Espace Culture et Congrès de Ceyrat, l’exposition «Rétro» est consacrée principalement aux grands formats. Ces derniers montrent des lieux et paysages souvent désertiques mais on pourra voir quelques exemples de recherches qu’a pu faire le photographe sur l’espace et le temps, avec en tête l’objectif qu’il s’est fixé de longue date : montrer l’invisible… Cette rétrospective n’est pas une fin de parcours, l’artiste prépare actuellement une nouvelle exposition pour le printemps prochain.

Infos pratiques

Du 6 novembre au 22 décembre 2021 à l’Espace Culture et Congrès Henri Biscarrat (2 bis avenue de la Vialle 63122 Ceyrat).
Entrée libre les lundis de 10h à 12h et de 15h à 19h en présence du photographe, ou sur rendez-vous au 04 73 61 46 05.
Pass sanitaire obligatoire.

 

L’artiste

Tout commence avec des recherches personnelles de Pierre-Jean Fontfrède sur la couleur et l’espace avec un mot d’ordre, intervenir sur la réalité environnante et la déformer : « Un compte de fait : 33 photographies », « Objectif ? Mon œil ! » « Anarchie au royaume de France » sont les premiers résultats. Le cinéma et la musique sont des influences dans « Panoramicland » et ses paysages (et personnages) panoramiques et « Brisures de temps » avec ses apparitions fantômatiques et ses décompositions de mouvements. Cette exposition marque un passage au noir et blanc et le retour à une photo plus classique avec un reportage socio-ethnologique : pendant une année Pierre-Jean Fontfrède parcourt la ville les dimanches et jours fériés, ce qui donnera l’exposition « Fermé fêtes et fériés ». Puis il devient l’un des deux photographes officiels du Festival du court métrage : expositions collectives « 10 ans de festival », « Hommage à Georges Conchon » et « 20 ans » sans oublier son « Atmosphère, atmosphères… » qui décline différentes ambiances du festival.

Au milieu des années 90, le photographe devient randonneur et après 3 ans d’exploration du sud du Puy-de-Dôme et de l’Auvergne, il propose une grande exposition à l’Hôtel du Département « Des monts… et des vaux » suivie de sa participation à des expositions collectives « Les regards du Massif Central » et « Transhumances ».

Après le passage au numérique et quelques années sans, les expos reprennent : retour des paysages panoramiques, grands formats avec les parkings vides des grandes surfaces « Juste avant l’ouverture » et les plages du sud de l’Angleterre « A day at the seaside », assemblages d’images couleur « Prisonville » et noir et blanc « Ah mai ! », « Infini » et « Mosaïque SX-70 ». En même temps se produit un retour à l’argentique avec le très petit format du Polaroid (participation aux expositions « Expolaroid ») et surtout en 2019 lorsque Pierre-Jean Fontfrède reprend le principe qu’il avait inventé en 1985 avec la série « Je vais mal » où le paysage est vu à travers des fenêtres déformantes. On revient ainsi au mot d’ordre initial, intervenir sur la réalité environnante et la déformer.